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1. - Prise du sein 2. - Installation 3. - Un an plus tard Le cas suivant illustre bien la difficulté que rencontrent certaines mères à se faire prescrire un traitement adapté à leur situation. Cette jeune femme, Mme AL a accouché, à son domicile, le 8 juillet 2007 d’une petite fille à terme pesant 3800 g. La première tétée, qui a eu lieu une heure après la naissance, était douloureuse. Mme AL la cotait à 4/10 sur une échelle de douleur. Elle a donc demandé à la consultante en lactation de venir le lendemain voir ce qui se passait. Au niveau des seins de la mère, rien n’était visible. La consultante a ensuite évalué l’anatomie de la bouche de l’enfant, tout était normal ; un léger frein labial supérieur ne gênait en rien la prise du sein. L’enfant était bien positionné au sein et tétait de façon efficace. La consultante a suggéré de continuer ainsi et de refaire le point lorsque la montée de lait serait faite. En effet, il est fréquent, les premiers jours, que les mamelons soient sensibles.1 Une des possibles explications serait que le bébé tète de façon plus «énergique» pour obtenir le colostrum, disponible ces jours-là sous de faibles volumes. D’autres explications sont envisageables.2 La montée de lait faite, il n’y a pas eu diminution de la douleur mais au contraire augmentation. La mère cotait désormais la douleur à 7/10. La consultante a donc décidé d’explorer d’autres pistes. Lors du recueil d’informations, la mère a indiqué qu’elle avait souffert de mycoses vaginales durant sa grossesse. En toute fin de grossesse, elle avait été également traitée par antibiotiques pour une bronchite. La consultante a pensé à une mycose du sein. Dans ce cas, elle adresse habituellement les mères à un médecin généraliste de son secteur qui s’est formé sur l’allaitement et est coutumier de ce genre de situation. Malheureusement, à cette époque de l’année il était en vacances. La sage-femme qui effectuait le suivi de l’accouchement a prescrit le 14 juillet de la Mycostatine (Nystatine) en solution. La consultante était un peu inquiète du résultat en effet, dans son feuillet sur le traitement du candida, Jack Newman n’est pas très enthousiaste avec cette molécule et indique «si la nystatine seule ne fonctionne pas (comme c’est le cas la plupart du temps.)…» La mycostatine n’a aucun impact sur la douleur. Mme AL essaie alors un traitement au Violet de gentiane, comme indiqué dans le feuillet de Jack Newman, sans plus de succès. La jeune femme part avec le bébé chez sa mère qui lui propose de consulter son propre médecin. Nous sommes le 25 juillet… Ce dernier ne prend pas en compte la douleur de la mère et indique «ça guérira tout seul». Il prescrit cependant un prélèvement pour recherche de candida, en vain... «Mais poser un diagnostic bactériologique est difficile en cas de candidose mammaire. Si la présence de Candida dans le sang ou les urines est toujours anormale, sa présence sur la peau en faible quantité est normale. La recherche du Candida dans le lait est particulièrement aléatoire, dans la mesure où certains composants du lait humain inhibent le Candida. Pratiquer un prélèvement pour recherche du Candida sur la peau ou dans le lait est donc inutile : ni sa présence ni son absence sur les cultures ne prouvent quoi que ce soit».3 Le bébé lui est traité pour une petite ulcération autour de l’anus. Le traitement, un peu trop vigoureux, déclenche un érythème fessier. La consultante en lactation a dans ses relations un médecin généraliste, consultante en lactation, qui accepte de recevoir Mme AL le dimanche matin, le 29 juillet, alors qu’elle (le médecin) part en vacances en début d’après-midi. La mère reçoit une ordonnance détaillée prévoyant tous les cas de figure. Télécharger le document «Traitement Mme AL». Le traitement, à base de Mupiderm à appliquer sur les seins et de Triflucan, fait rapidement effet. Il aura fallu 3 semaines pour que cette mère puisse trouver traitement pour un problème soupçonné dès les premiers jours.
Il est donc très important que les professionnels qui accompagnent les mères qui allaitent et ne sont pas prescripteurs puissent s’appuyer sur des médecins bien au fait du traitement des pathologies de l’allaitement. Pour les prescripteurs, un
intéressant article des Dossiers de l'Allaitement fait le point sur le sujet. Télécharger le document DA n°58-Candidose . Une fiche pratique, pour leurs patientes, est disponible sur le site Lactitude :
Par la suite, d’éventuelles récidives ont été jugulées aux premiers signes, avec la vieille méthode des rinçages, après chaque tétée, avec 1 cuillère à café de bicarbonate de soude dilué dans un verre d’eau. A ce jour, l’enfant a 15 mois et est diversifié. La mère a repris son travail. L’allaitement se poursuit pour leur mutuelle satisfaction. ............................................................ 1 Best Practice 2003. The management of nipple pain and/or trauma associated with breastfeeding ; 7(3)1-6
La grossesse a été longue, plus d’un an, mais lors du congrès ILCA, Charlotte Bodeven a eu le plaisir de tenir dans ses mains le premier exemplaire de ce document. Cet outil est destiné aux médecins et sous forme condensée (format 21,5 cm x 14 cm), sur un recto-verso, indique la marche à suivre et les prescriptions éventuelles en cas de :
Comme à chaque fois, une équipe de diplômes, de professions, de lieu d’exercices divers, a travaillé à ce document.
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