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Les professionnelles qui accompagnent les mères qui allaitent se voient poser de nombreuses questions sur les boissons qui sont conseillées ou interdites aux mères qui allaitent, sur les quantités recommandées. Nous allons faire un petit tour d’horizon des liquides non alcoolisés. L’eau – Il est recommandé à la mère qui allaite de boire à sa soif. Boire plus pour augmenter la production lactée ou boire moins pour réduire l’importance d’un engorgement n’est pas justifié. Une étude à même montré que boire au-delà des besoins pouvait diminuer la production lactée1,2. La mère surveillera ses urines et n’augmentera sa boisson que si elles sont rares et foncées. 1Dusdieker B, Stumbo PJ, Booth BM, et al. Prolonged maternal fluid supplementation in breast-feeding. Pediatrics, 1990;86:737-74
Les boissons à contenu important en sucre – Pour la mère ayant une activité physique modérée, elles ne sont pas recommandées car elles sont pauvres en micronutriments. En outre, elles augmentent la soif, de même que les liquides salés. Elles sont préconisées pour celles qui auraient suffisamment d’énergie pour un exercice physique intense et prolongé (marathon par exemple !). Les sodas contiennent également de la caféine. Certaines mères consomment des boissons contenant de l’aspartame. D’après Hale1 des quantités modérées d’aspartame sont sans danger pour les personnes ne souffrant pas de phénylcétonurie. 1Hale. Medication and Mothers’ Milk. Pharmasoft Medical Publishing;2006. Le café – Pris dans des quantités raisonnables ( 300 mg de caféine par jour), la caféine ne pose pas problème pour la plupart des enfants. Il n’en passe que de faibles quantités dans le lait maternel 0,06 % à 1,5 % de la dose maternelle1 La demi-vie de la caféine est de 96 heures chez un nourrisson et de 14 heures chez un enfant de 3 à 5 mois. On sera prudent avec les mères d’enfants prématurés ou malades qui ne métabolisent pas bien la caféine. La caféine ne diminue pas la production de lait. 1Hale. Medication and Mothers’ Milk. Pharmasoft Medical Publishing;2006. Le thé - On trouve de la caféine dans les thés noirs, thés verts. Outre le café et le thé, la caféine peut se trouver dans certains médicaments. Il faut en tenir compte lorsqu’une mère pense que la caféine provoque insomnie ou agitation chez son bébé. Il repérer ces différentes sources si elle veut la diminuer. Il faudra compter de quelques jours à une à deux semaines pour voir si l’élimination de caféine a un impact. Le chocolat – Dans cette boisson, on trouve des théobromines qui ont un effet identique à celui de la caféine. Ceci dit, il y a bien moins de théobromine dans une tasse de chocolat que dans une tasse de café. Un peu de chocolat ne risque pas de poser problème au bébé, en particulier, passé le premier mois. Les gourmandes s’en réjouiront ! Mesurer la quantité de caféine absorbée. La difficulté est de savoir quelle quantité de caféine, une mère absorbe. Les études nous donnent des informations sur la caféine contenue dans le café américain. Or il est bien différent de l’expresso italien. Nous avons trouvé un
tableau sur le site :
Par exemple : pour 225 ml des boissons suivantes, on trouve la caféine suivante :
Les tisanes – Les tisanes, faites à partir de sachets, vendues dans nos commerces et consommées de façon raisonnable, ne posent aucun problème. Les mères qui font leur tisane à partir de plantes qu’elles achètent devront être prudentes. Parfois, l’origine des plantes, les conditions dans lesquelles elles ont été cultivées, broyées ou emballées ne sont pas connues. Dans de nombreuses cultures les plantes sont utilisées pour augmenter (ou parfois diminuer) la lactation. Nous aborderons le sujet des plantes galactagogues dans un autre numéro de nos Actualités.
Les personnels des services de pédiatrie, les professionnels de PMI nous parlent souvent de bébés qu’il faut hospitaliser pour prise de poids insuffisante, pour déshydratation suite à un allaitement qui s’est mal mis en place. Avec le raccourcissement du séjour en maternité, il devient essentiel d’évaluer les situations qui mettent les enfants à risque. L’éducation des parents est aussi très importante. Très souvent, les parents ne réagissent pas face à un bébé léthargique. Des idées reçues telles que « un enfant ne se laisse pas mourir de faim » ou « s’il dort et ne demande pas, c’est qu’il n’a pas faim » circulent encore. Dans le cadre de sa collaboration avec la Massachusetts Breastfeeding Coalition, Charlotte Bodeven a repéré deux documents qui peuvent être utiles aux parents et aux professionnels. Pour télécharger : Liste de vérification pour l’allaitement chez les nouveau-nés (parents),
Document pour l’orientation par téléphone des nouveau-nés (professionnels),
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