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Clément souffre Bérénice est déjà mère d’un premier enfant. Ce premier enfant, Anne-Lise, ne prenait pas suffisamment de poids. La mère avait rencontré Charlotte Bodeven à cette occasion. Un plan d’action avait été mis en place et la petite fille avait repris du poids de façon satisfaisante. Clément est né 3 ans plus tard. Tout se passe bien les 2 premières semaines, puis progressivement, le bébé devient plus agité et se met à pleurer de façon anormale. Sa mère pense immédiatement à un reflux gastro-œsophagien. Sa fille aînée en avait eu un. Il avait diagnostiqué à l’occasion d’une perte de connaissance qui avait été suivie d’une hospitalisation. Deux semaines plus tard, Clément pleure toujours beaucoup. Ses selles deviennent vertes et glaireuses. La mère trouve des traces de sang dans les selles. La mère indique « je ne sais pas pourquoi mais je pense immédiatement à une allergie au lait de vache ». Elle avait consommé, la veille une raclette. Elle décide d’elle-même d’arrêter les produits laitiers.1 Clément sourit Elle consulte immédiatement son généraliste, puis le pédiatre de l’enfant. Clément est même vu aux Urgences (il aura pleuré 4 heures sans reprendre souffle ce jour-là). La mère n’est pas prise au sérieux. Il faudra qu’elle amène une couche de l’enfant pour prouver qu’il y a bien du sang dans les selles. Quand elle évoque la possibilité d’une allergie aux protéines du lait de vache (PLV), on lui répond « ce n’est pas possible vous allaitez ! » La piste d’une infection gastro-intestinale est suivie. Pourtant, Clément prend 60 g par jour (et pour cause, téter le réconforte et il passe beaucoup de temps au sein). Un traitement antibiotique est instauré, malgré une coproculture qui est revenue négative. Le traitement est accompagné d’une prescription d’ultra-levure (qui contient du lactose). La mère évoque une fois de plus la question de l’allergie aux protéines du lait de vache. On lui répond que « s’il était au biberon c’est ce qui aurait été diagnostiqué mais comme vous l’allaitez ce n’est pas possible ». Du coup la demande de bilan allergologique est écartée « ce n’est pas nécessaire !». Un sourire au coin des lèvres, un interne évoque la piste des « coliques » et dit « c’est normal, il faut attendre qu’il grandisse ». Pourtant une semaine après que la mère a arrêté les produits laitiers, les selles de Clément commencent à redevenir normales. C’est à ce moment-là que Bérénice rencontre Charlotte Bodeven. Les observations et intuitions de Bérénice lui paraissent tout à fait pertinentes. La consultante encourage la mère à suivre deux pistes – l’allergie aux PLV et le reflux –. Pour le reflux, de l’Oméprazole (médicament générique) est prescrit. Il est à noter que l’utilisation de Mopral®, contenant du lactose, déclenchera 3 jours de pleurs ininterrompus. Pour l’allergie aux PLV, la mère prend rendez-vous chez une allergologue qui procède à la pose de patchs. L’allergie est confirmée. Le régime d’éviction de la mère commence à porter ses fruits. Certaines rechutes se produisent avec la consommation de viande de bœuf. C’est grâce à la ténacité de sa mère qu’un diagnostique a été posé. Il ne s’agissait pas d’un bébé capricieux, faisant des coliques, ni d’une mère trop anxieuse. Bérénice était déjà mère d’un premier enfant ; cette première expérience lui avait donné de l’assurance mais, dit-elle « qu’en aurait-il été d’une jeune maman, mère pour la première fois, mal entourée ? Cela me fait froid dans le dos ! J’espère de tout cœur que notre expérience pourra servir à d’autres ». Quant à la Consultante, son rôle se sera borné à écouter la mère et à lui faire confiance. 1. Pour de nombreuses mères l’arrêt de lait de vache, yaourt, petit-suisse, fromage, crème fraîche etc. suffira. Mais dans d’autres cas, il faudra faire un travail de détective et le repérer, dans l’alimentation industrielle (il se cache sous le nom de lysosyme, lactosérum, petit lait, lactose dans de nombreux produits).
Pour celles qui souhaitent creuser le sujet des pleurs du bébé allaité, voir se qui se cache derrière les coliques et mieux accompagner les mères, nous proposons un atelier le 2 juillet 2010. Présentation de l’atelier, programme et objectifs, formulaire d’inscription et localisation géographique. Cliquer ici
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